Lagon Nwar à Druga godba
La chanteuse réunionnaise Ann O’aro de retour à Ljubljana avec Lagon Nwar.
Kino Šiška, Katedrala
La chanteuse réunionnaise Ann O’aro de retour à Ljubljana avec Lagon Nwar.
La chanteuse réunionnaise Ann O’aro de retour à Ljubljana avec Lagon Nwar.
Le quartet réunit le saxophoniste et claviériste Quentin Biardeau et le bassiste Valentin Ceccaldi, tous deux piliers du Tricollectif, avec la chanteuse réunionnaise Ann O’aro et le percussionniste-chanteur burkinabé Marcel Balboné. Ensemble, ils façonnent une musique inclassable, entre jazz, maloya, afro-folk et pop urbaine.
Les voix se répondent en créole, en français, en mooré et en bissa. Les percussions dialoguent avec les synthétiseurs. Le souffle du saxophone se mêle aux pulsations du koundé. Les mots sont bruts, les mélodies acérées : un cri poétique, politique, une ode aux terres lointaines et aux exils communs.
« Lagon Nwar, c’est le goût salé de l’eau, les boucles alourdies par la pluie, le port et ses armements, le déclin des colonies » Ann O’aro
Lagon Nwar serait totalement inconnu du public slovène sans la chanteuse Ann O’aro – et ceux qui étaient présents dans la salle Linhart bondée du Cankajev dom en mars 2024 pour l’entendre présenter son troisième album Bleu s’en souviennent très bien. Ce fut l’une de ces soirées époustouflante où la magie de la musique opère profondément et ne laissa indifférent aucun de ceux qui ont eu le privilège d’y assister.
Les plus chanceux ont pu la revoir quelques jours plus tard au festival Babel XP à Marseille, même si Lagon Nwar est un tout autre groupe. L’énergie, l’enthousiasme, l’engagement et la confiance en soi étaient toujours là, partagés cette fois-ci avec les quatre membres du groupe : une moitié française composée de deux maîtres du jazz formés à l’académie et un duo africain dont les racines s’étendent du Burkina Faso à l’Ouest jusqu’à l’île de La Réunion dans l’océan Indien, d’où vient également O’aro.
La musique exprime la chaleur et la profondeur de la poésie créole, rehaussée par la voix affirmée mais toujours poétique de Marcel Balboné et entrelacée aux rythmes marqués des percussions africaines. Des lignes de basse nettes et puissantes, des claviers qui réconfortent et apaisent parfois, et des solos de saxophone qui vous rappellent que vous contemplez les profondeurs mêmes d’un volcan sur le point d’entrer en éruption. C’est un mélange enivrant qui convient à merveille à un vendredi soir au Kino Šiška.
Avec le soutien de l’Ambassade de France en Slovénie et de l’Institut français de Slovénie.
Photo : Aurore Fouchez
Gisela João + Lagon Nwar + Bobo & Behaja @Kino Šiška
Souhaitez-vous rester informé de toutes les activités de l’Institut français ? C’est simple ! Saisissez votre adresse e-mail et vous recevrez notre newsletter mensuelle et nos notifications.