Table ronde à destination des lycéens pour décrypter les pièges de la désinformation, organisée conjointement par les ambassades de France et d’Allemagne en Slovénie, et par le lycée de Nova Gorica. La rencontre a réuni experts, journalistes et lycéens pour explorer les défis de l’information en 2026.
Un débat essentiel pour l’avenir de la démocratie
Le lundi 9 février 2026, le lycée de Nova Gorica a accueilli une table ronde co-organisée par l’ambassade de France et l’ambassade d’Allemagne en Slovénie. L’événement, ouvert par Ines Vižin, proviseure du lycée, et Samo Turel, Maire de Nova Gorica, a rassemblé des experts, des journalistes et des lycéens autour d’une question cruciale : comment les nouvelles façons de s’informer façonnent-elles nos opinions, nos débats et donc, notre démocratie ?
Un panel d’experts
La discussion a été animée par Jan Grilc, journaliste à la radio nationale slovène Val 202, et a réuni :
· Sophie Malibeaux, journaliste à Radio France Internationale,
· Dr Johannes Hillje, chargé de mission politique au think tank Das Progressive Zentrum (Berlin),
· Prof. Marko Milosavljevič, professeur à la Faculté des sciences sociales de l’Université de Ljubljana,
· Tina Biaggio, ambassadrice junior du Parlement européen au Lycée de Nova Gorica.
Les conclusions de la table ronde ont été portées par l’ambassadrice de France en SlovénieFabienne Runyo et par la chargée d’affaires de l’ambassade d’Allemagne en Slovénie Julia Kohlheim.
Les discussions ont permis d’identifier des enjeux prioritaires :
· Renforcer la lutte contre la désinformation. L’éducation aux médias et à l’esprit critique est identifiée comme une priorité pour permettre aux citoyens, notamment aux jeunes, de reconnaître et de résister aux fausses informations.
· Rappeler le rôle crucial des médias indépendants. Face à la prolifération de faux contenus, les médias publics indépendants sont essentiels pour garantir une information fiable et équilibrée, en contrepoids aux producteurs de désinformation.
· Assumer une responsabilité partagée. La lutte contre la désinformation repose sur une responsabilité collective de utilisateurs (Vérifier les sources, adopter un comportement critique), des Médias et des plateformes (Réguler les contenus, être irréprochable promouvoir la transparence) et des institutions (Encadrer sans censurer, en préservant la liberté d’expression).
· S’attaquer à un problème universel. La désinformation transcende les frontières culturelles et politiques, rendant nécessaire une coopération internationale pour y faire face.
· Mieux réguler les contenus tout en préservant la liberté d’expression. L’enjeu majeur reste de définir des concepts clairs.
La question de l’interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes a été discutée avec les panélistes : bien que non idéale, cette mesure a recueilli un consensus, soutenue notamment par des études montrant les effets néfastes d’une utilisation accrue et problématique des médias sociaux sur le développement cérébral des adolescents.
Photos : Ana ROJC