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Français à l’école

L’année 2003 constitue véritablement un tournant pour l’avenir de la diffusion du français en Slovénie. En effet, in deux avancées significatives, la réforme de l’enseignement des langues étrangères au cycle élémentaire et au collège (écoles fondamentales) ainsi que la création de sections européennes dans les lycées, peuvent, à terme, faire évoluer favorablement la situation du français même si les derniers chiffres dont nous disposons restent faibles : 4,03% des apprenants étudient le français tous cycles confondus et environ 11,00% au lycée pour l’année 2006/2007.

I. ECOLES FONDAMENTALES

Dans le cadre de la réforme du système éducatif, le gouvernement a résolument orienté sa politique vers une diversification de l’offre linguistique pour répondre aux besoins du pays à l’approche de l’adhésion à l’Union Européenne. L’objectif est d’assurer un meilleur équilibre entre les langues étrangères enseignées dans les écoles fondamentales (cycle élémentaire et collège) de manière à promouvoir la diversité linguistique et culturelle européenne.

Entrée en vigueur dans les écoles fondamentales dès septembre 2003, la réforme instaure l’apprentissage d’une deuxième langue étrangère comme matière optionnelle obligatoire ou facultative dès l’âge de 12 ans, voire même dès 9 ans. Le français est considéré comme une composante essentielle du nouveau dispositif puisque le Ministère de l’Education et du Sport a mis en place dès juin 2003 un projet national de soutien à l’apprentissage et à l’enseignement du français dans les écoles fondamentales (Projekt vzpodbujanja učenja in poučevanja francoščine v osnovni šoli" - VUPFOŠ) et a envoyé une circulaire invitant à la coopération les directeurs des écoles fondamentales ayant choisi le français.

Les lignes directrices du projet :

* fournir un soutien aux écoles qui offrent le français comme matière optionnelle obligatoire (12 - 15 ans),

* encourager les écoles à offrir le français comme matière facultative (9 - 12 ans),

* créer des "passerelles" entre le français facultatif et le français optionnel obligatoire et vice-versa,

* encourager à terme l’apprentissage du français comme première langue vivante étrangère dès 6 ou 9 ans.

En coopération avec le Ministère de l’Education et du Sport, l’Institut Français Charles Nodier soutient financièrement et pédagogiquement ce projet, en proposant :

* une aide scientifique aux enseignants,

* des visites de spécialistes français en Slovénie (séminaires, stages de formation continue),

* l’achat de matériel pédagogique,

* à la médiathèque de l’Institut : achat de livres de littérature enfantine et de pédagogie du français précoce, animations pour les enfants.

Nombre d’élèves de français dans les écoles fondamentales
Total
2001/02 380
2003/04 1386
2004/05 1378
2005/06 2047
2006/07 2447
2007/08 1967
2008/09 1527

Source : Ministère de l’Education et du Sport, janvier 2009.

Les effets de cette nouvelle politique linguistique se font déjà sentir puisque les derniers chiffres communiqués par les autorités slovènes font état d’un triplement des effectifs des apprenants de français dans les écoles fondamentales (de 380 en 2002 à 2447 en 2006/2007). Certes, ces chiffres peuvent paraître modestes mais doivent être mis en regard de la population scolaire d’un pays de deux millions d’habitants.

Par ailleurs, compte tenu du fait que jusqu’ici le français était pratiquement absent du cycle élémentaire et du collège en dehors d’une douzaine d’établissements ayant participé à un programme expérimental, on peut dire que la rentrée 2003 marque une avancée sans précédent du français : en effet, 65 écoles sur 448 (soit environ 15% d’entre elles) ont répondu positivement à la circulaire du ministère en introduisant ou en poursuivant l’enseignement du français comme deuxième langue vivante optionnelle obligatoire ou comme matière facultative.

Enfin, cette nouvelle devrait avoir des répercussions positives dans les années à venir au niveau des lycées et de l’enseignement supérieur.

II. LYCEES

LV 1LV 2LV 3facultatifTOTAL
1998/99 98 (0,32%) 2309 (7,83%) 287 (0,97%) 43 (0,14%) 2733 (9,27%)
2001/02 0 2596 (7,28%) 651 (1,82%) 70 (0,20%) 3317 (9,30%)
2002/03 0 2881 (7,72%) 719 (1,93%) 83 (0,22%) 3683 (9,87%)
2003/04 0 3067 (7,93%) 679 (1,76%) 160 (0,41%) 3906 (10,10%)
2004/05 0 3371 (8,62%) 700 (1,79%) 148 (0,38%) 4219 (10,79%)
2005/06 0 3542 (8,92%) 408 (1,03%) 121 (0,31%) 4071 (10,25%)
2006/07 53 (0,14%) 3551 (9,46%) 443 (1,18%) 84 (0,22%) 4131 (11,00%)

Source : Office de la statistique de la République de Slovénie Le français dans les lycées Le français est enseigné dans 37 lycées ou écoles secondaires comme 2ème ou 3ème langue vivante étrangère. En 2006/07, environ 11,00% des lycéens ont choisi le français. La plupart de ces lycées participent chaque année avec succès aux différents concours de langue française ainsi qu’aux rencontres francophones de Celje organisées avec le soutien de l’Institut Français Charles Nodier lors de la semaine internationale de la francophonie. L’enthousiasme toujours renouvelé des élèves et des professeurs font de ces manifestations des moyens très efficaces de promotion de la langue française chez les jeunes.

L’Institut Français Charles Nodier souhaite resserrer les liens avec ces professeurs et ces apprenants des lycées en proposant des ateliers, des visites de classes, éventuellement des présentations sur les modalités et possibilités d’études supérieures en France pour les lycéens intéressés. Les sections européennes des lycées Le Ministère de l’Education et du Sport a décidé la création de sections européennes dès la rentrée 2004. Ces classes destineront plus d’heures à l’enseignement du français soit : 4 heures par semaine la première année, 6 heures par semaine la deuxième année, 7 heures par semaine la troisième année et 9 heures par semaine la quatrième année. Les cours comprendront la sensibilisation aux cultures et aux civilisations des pays francophones et ils introduiront une dimension européenne dans l’enseignement de certaines matières telles que l’histoire, la géographie, la sociologie, la musique et les arts plastiques. Une matière spécifique intitulée "études européennes" analysera les contributions des différentes nations européennes à la construction de l’Europe au niveau historique, culturel et institutionnel.

L’Institut Français Charles Nodier soutient pédagogiquement et financièrement ce projet par des formations en France et en Slovénie, un soutien à la production de matériel pédagogique adapté ainsi qu’une aide au recrutement des enseignants natifs qui travailleront dans ces sections.

III. ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Chaque année, l’Institut Français Charles Nodier offre des bourses aux étudiants apprenant le français à la Faculté des Lettres (Département des langues et littératures romanes, Département de la Traduction et de l’Interprétation), à la Faculté des Sciences sociales et à la Faculté des Sciences Economiques.

Le département des Langues et Littératures romanes de la faculté des Lettres de Ljubljana, bastion de la francophonie en Slovénie, compte environ 223 étudiants de français et constitue l’unique lieu de formation des futurs professeurs de français du pays. Dans le cadre du programme Erasmus, ce département a su diversifier les partenaires en France : les étudiants slovènes peuvent ainsi aller faire des séjours d’études à Paris V, Lille, Toulon, Dijon ou encore à l’Inalco. L’Institut Français offre son soutien à plusieurs niveaux : bourses linguistiques pour les étudiants, stages de formation en France pour les professeurs, aide documentaire, appui au théâtre universitaire francophone… A l’avenir une coopération toujours plus étroite est souhaitable notamment dans le domaine de la formation initiale des professeurs en relation avec les réformes éducatives en cours : didactique du français précoce, enseignement du français dans les sections européennes francophones.

L’Institut Français Charles Nodier soutient également le département de traduction et d’interprétation de l’Université de Ljubljana afin de pallier au déficit de traducteurs et interprètes slovènes susceptibles de travailler en langue française. En effet, la Commission Européenne a appelé l’attention des autorités slovènes sur le besoin de développer le vivier de traducteurs et d’interprètes en prévision de l’adhésion à l’Union Européenne car le Parlement et la Commission Européenne nécessiteraient en mai 2004 l’emploi de 80 interprètes et de 300 traducteurs slovènes. Une coopération très fructueuse et efficace a été mise en place avec l’Institut de Traducteurs et d’Interprètes de Strasbourg et l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers dans le cadre de la formation initiale des traducteurs et interprètes slovènes en langue française. L’intérêt des étudiants pour les filières Traduction/Interprétation a fortement augmenté et s’est traduit par un doublement des candidats à l’entrée de la formation.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - FRANÇAIS - 2008/2009
FacultéNb d’étudiants inscrits
Faculté des Lettres Département des Langues Romanes Nb d’inscrits : 223 a) filière pédagogique :

* 1ère année : 45

* 2ème année : 39

* 3ème année : 26

* 4ème année : 23

b) filière non-pédagogique :

* 1ère année : 42

* 2ème année : 12

* 3ème année : 20

* 4ème année : 16

Faculté des Lettres Département de la Traduction et de l’Interprétation Nb d’inscrits : 94 * 1ère année : 30

* 2ème année : 30

* 3ème année : 15

* 4ème année : 19

Faculté des Sciences Sociales Nb d’inscrits : 90 * 1ère année : 43

* 2ème année : 17

* 3ème année : 16

* 4ème année : 14

Faculté des Sciences économiques Nb d’inscrits : 45 * 2ème année : 15

* 3ème année : 30

TOTAL 2008/2009 : 452 étudiants

Source : Institut Français Charles Nodier, décembre 2008

STATISTIQUES "FRANÇAIS" ANNEE 2008 - ENSEIGNEMENT DU "FRANÇAIS"
population totale du pays2.040.910
population scolarisée dans le Primaire 164.477
population scolarisée dans le Secondaire 96.310
population scolarisée dans le Supérieur 71.318
Total de la population scolarisée 332.105
apprenants de français dans le Primaire 1.527
apprenants de français dans le Secondaire 4.131
apprenants de français dans le Supérieur 452
apprenants de français Etab. Cult. (Institut français) 97
nombre d’élèves étrangers/établissements de l’AEFE 36
nombre de classes bilingues et/ou à français renforcé 6
nombre d’élèves concernés 293
nombre de candidats inscrits aux examens de certification et tests 106
nombre de candidats reçus 88
nombre de professeurs de français dans le Primaire 67
nombre de professeurs de français dans le Secondaire 55
nombre de professeurs de français dans le Supérieur 21
Total des professeurs de français 143
nombre d’associations de professeur de français 1
nombre d’adhérents à la F.I.P.F. 50
nombre de bourses (toutes) année 2008 26
nombre d’étudiants (tous) dans le Supérieur en France 85

Source : Institut Français Charles Nodier, décembre 2008

IV. LE SYSTÈME ÉDUCATIF SLOVÈNE

Le système éducatif slovène comprend :

* l’encadrement préscolaire, dispensé par les jardins d’enfants, il est non obligatoire et concerne des enfants de 1 à 6 ans compris ;

* l’enseignement élémentaire obligatoire, qui va de 6 à 15 ans et s’organise en 3 cycles éducatifs de 3 ans ;

* l’enseignement secondaire qui, bien que non obligatoire, est suivi par 98 % de la population. On distingue l’enseignement technique et professionnel et l’enseignement général. L’enseignement technique et professionnel vise surtout à la formation professionnelle des jeunes, les cursus d’enseignement général, à la poursuite des études. L’enseignement professionnel dispense différents cursus (de 2, 3 ou 4 ans). L’enseignement secondaire général, d’une durée de 4 ans, est dispensé par différents types de gymnases (gymnases généraux, professionnels, artistiques…) ;

* l’enseignement supérieur de premier (2 ans) et de deuxième cycles (en général, des cursus de 3 ou 4 ans) ;

* les études postuniversitaires - magistère (2 ans) et doctorat (4 ans).

La formation secondaire se termine par un examen final, la matura (examen de fin d’études secondaires) professionnelle ou générale. La matura (professionnelle et générale) ouvre la voie aux études universitaires.

Les programmes et curricula mis en oeuvre par les jardins d’enfants et les écoles élémentaires et secondaires, sont adoptés par des Conseils d’experts - organes d’experts du plus haut niveau. Les membres des Conseils d’experts sont nommés par le Gouvernement et choisis parmi les représentants des professeurs universitaires, des associations d’enseignants et des écoles.

La majeure partie des programmes est déterminée au niveau national mais une partie est optionnelle. La plupart du programme de l’enseignement élémentaire est déterminée au niveau national. Lors du dernier cycle de l’enseignement élémentaire, les élèves choisissent 3 options par an. Les partenaires sociaux participent à la définition d’une partie du programme d’enseignement professionnel. Dans les écoles d’enseignement secondaire général, les élèves choisissent différentes options. Le curriculum fixe seulement des objectifs, ce qui signifie que les professeurs sont autonomes dans le choix des contenus, des méthodes et des formes de travail pédagogique permettant d’atteindre ces objectifs.

Les directeurs d’école sont responsables de l’organisation et de la qualité du processus pédagogique.

Les enseignants doivent avoir le niveau de formation requis pour l’exercice de leur mission pédagogique. Le ministre décide du type de formation nécessaire à l’enseignement d’une matière donnée sur proposition du conseil d’experts. Le directeur d’école choisit seul un candidat parmi ceux qui se sont présentés au concours pour le poste vacant et qui remplissent les conditions exigées. Les enseignants sont en principe employés à durée indéterminée. Il existe un système d’avancement du corps enseignant qui dépend du perfectionnement professionnel continu des enseignants.

L’organisation du système scolaire s’appuie sur une disposition de la Constitution qui stipule la séparation de l’Église et de l’École. L’activité confessionnelle est permise dans les écoles privées. La connaissance des religions fait partie du contenu de plusieurs matières, notamment de l’éducation civique et éthique et d’une option. Dans le dernier cycle de l’école élémentaire, les élèves peuvent également choisir l’option religions et éthique.

L’organisation de l’emploi du temps scolaire est déterminée au niveau national par le calendrier scolaire qui fixe les jours de vacances et les dates de début et de fin des cours. L’année scolaire est comprise entre le 1er septembre et le 31 août de l’année suivante. Les cours commencent le 1er septembre et terminent normalement le 25 juin. Après cette date, les élèves peuvent se présenter à des examens de rattrapage ou aux épreuves de la matura. Pour les écoles élémentaires et secondaires, la période comprise entre le 25 juin et le 31 août est réservée aux vacances d’été (pour les élèves qui ne présentent pas d’examens ou d’épreuves de fin d’études). Dans les établissements d’enseignement supérieur, l’année scolaire commence un peu plus tard. Une heure de cours dure 45 minutes, les heures de cours sont séparées par des pauses de 5 minutes et par une pause principale de 30 minutes, destinée au goûter et à la récréation.

Le volume horaire maximum par semaine est déterminé par la loi et diffère d’un programme à l’autre et d’un cycle à l’autre comme par exemple dans le cadre du programme d’enseignement élémentaire où le volume horaire va de 22 heures jusqu’à un maximum 32 heures de cours par semaine.

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