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CYCLE DE FILMS "PARIS AU CINEMA"

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- 19.-27.6.2012 - Cinémathèque slovène (Miklošičeva cesta 28)

Programme

- Mardi 19. 6, 20h : Ouverture du cycle avec :

  • Paris qui dort  : René Clair, 1923, 35mm, 1.33, nb, 35’, muet (accompagnement musical enregistré)

    Albert, le gardien de nuit de la tour Eiffel s’aperçoit, à son réveil, que Paris est en état de catalepsie. Seules cinq personnes arrivées en avion ont échappé à l’endormissement et déambulent dans la ville déserte.
    Un savant fou a inventé un rayon mystérieux qu’il expérimente sur Paris…"Paris qui dort est le premier film du célèbre cinéaste français

  • Les chansons d’amour  : Christophe Honoré, 2007, 35mm, couleur, 95’ :

    Ismaël (Louis Garrel) et Julie (Ludivine Sagnier) décident par jeu de former un triangle amoureux avec Alice (Clotilde Hesme), mais l’aventure finira par avoir des implications sentimentales plus compliquées qu’elle ne le laissait présager au départ. Un évènement tragique va forcer les protagonistes à mesurer la fragilité de leur vie et de l’amour. Puis les mois passant, la vie reprend ses droits. Christophe Honoré filme Paris de nos jours, dans la lignée des grands films musicaux de Jacques Demy. Ce mélodrame touchant, tiraillé entre vie et mort, redistribue les cartes amoureuses du trio amoureux si cher à la nouvelle vague (de Truffaut à Eustache) et laisse découvrir une forme de romance rarement présente sur les écrans : l’amour homosexuel heureux. Le film a fait partie de la sélection officielle de Cannes et reçu le césar de la meilleure musique de film.

- Mercredi 20.6 :

  • 19:00 : Quai des Orfèvres / Henri-Georges Clouzot, France, 1947, 35mm, 1.33, nb, 106’,

Le Paris des années 40, celui des pistes de danse dans les bars malfamés et du crime dans les coupe-gorge² de certains quartiers. C’est l’histoire de Jenny Lamour (Suzy Delair), une chanteuse arriviste, et de son époux, compositeur, Maurice Martineau (Bernard Blier). Espérant obtenir son appui pour réussir sa carrière, Jenny fait des avances à un homme d’affaire influent. Pris d’un accès de jalousie, Maurice se rend chez lui dans l’intention de le tuer. Mais quelqu’un le devance. C’est alors que l’inspecteur de police Antoine (Louis Jouvet) fait son apparition. Les indices et son instinct hors du commun le mèneront sur la piste de Jenny puis celle de Maurice, dans les dédales tortueux d’une histoire policière classique. L’adaptation libre de Clouzot du polar de Stanislas-André Steeman Légitime défense est en fait une étude de caractères approfondie où le meurtre ne joue qu’un second rôle.

  • 21.00 : Zazie dans le métro / Louis Malle, Italie/France, 1960, 35mm, 1.33, couleur, 93’

Une petite fille de onze ans, vive et à la langue bien pendue, (Catherine Demongeot) voyage à Paris où elle passera une fin de semaine mouvementée avec son oncle (Philippe Noiret). Dans cette comédie anarchique où la Ville Lumière devient un parc d’atttractions sauvage, l’oncle gabriel n’est pas au bout de ses peines. Cette adaptation, qui fut un succès en son temps, du roman populaire de Raymond Queneau, remplie de trucages visuels, peut être également considérée comme un film précurseur de la nouvelle vague française.

- Jeudi 21. 6  :

  • 19:15 : Les amants du Pont-Neuf / Léos Carax, France, 1991, 35mm, 1.85, couleur, 125’

    Alex (Denis Lavant) et Michèle (Juliette Binoche) font partie des de la kyrielle de sans-abris, qui doit chaque jour avoir recours à mille astuces pour survivre dans les rues de la capitale. Alex, qui voulait autrefois faire partie d’une troupe de cirque, doit lutter avec sa dépendance à l’alcool et aux calmants. Michèle, peintre, a été jetée à la rue par son ancien amant. A l’aide du vieux vagabond Hans, ils vont apprendre à survivre dans la rue et devenir peu à peu dépendants l’un de l’autre, plus tard aussi quand ils se seront remis sur pieds. Un film culte, considéré comme classique, avant même sa sortie, et qui a par la suite satisfait sans vergogne toutes les attentes du public.

  • 20:30 : On connaît la chanson / Alain Resnais, France, 1997, 35mm, 1.85,couleur, 120’

Simon ( André Dussollier) est en secret amoureux de Camille (Agnès Jaoui). A la suite d’un malentendu, Camille s’éprend de Marc (Lambert Wilson). Ce dernier, un agent immobilier séduisant, chef de Simon, tente de vendre un appartement à Odile (Sabine Azéma), la soeur de Camille. Odile désire réellement acquérir cet appartement, malgré l’opposition silencieuse de son mari Claude (Pierre Arditi). Claude supporte avec difficulté le retour soudain de Nicolas (Jean-Pierre Bacri), disparu depuis quelques années. Nicolas, l’ancien bon ami d’Odile, devient à présent le confident de Simon… Les dialogues du films sont tissés de refrains de grands succès de la chanson française. Une comédie de main de maître.

- Vendredi 22.6

  • 19:00 : L’esquive / Abdellatif Kechiche, Francija, 2003, 35mm, 1.85, barvni, 117’, svp

    Krimo (Osman Elkharraz) a 15 ans et vit avec sa mère dans un bloc HLM de Saint-Denis. Cherchant à déclarer son amour à la fougeuse Lydia (Sara Forestier) sans pour autant sacrifier sa réputation, le timide Krimo tente d’obtenir le rôle d’harlequin, son prétendant dans une pièce de Marivaux, jouée à l’école : Les jeux de l’amour et du hasard. Le marivaudage exprimé dans l’argot des jeunes prend la fonction métaphorique de langage universel. Le maîtriser, c’est avoir accès à l’amour. A la fois torturé et comique, d’une grande fraîcheur, ce film a obtenu le césar des meilleurs film, réalisateur, et scénario.

  • 21:15  : Changement d’adresse / Emmanuel Mouret, France, 2006, 35mm, 1.85, barvni, 85’

Fraîchement installé à Paris, David (Emmanuel Mouret), un musicien, timide et maladroit, tombe fou amoureux de sa jeune élève, Julia. Il tente tout pour la séduire. Sa colocataire, Anne, l’encourage, le conseille, et le console… passionnément !

- Samedi 23. 6, 21. 00  : Dva dni v Parizu (2 Days in Paris) : Julie Delpy, Francija/Nemčija, 2007, 35mm, 1.85, barvni, 96’, sp

Marion (Julie Delpy), photographe d’origine française, vit à New York avec Jack(Adam Goldberg), architecte d’intérieur. Pour donner un nouveau souffle à leur relation, ils partent en voyage à Venise - mais leur séjour est gâché lorsque Jack attrape une gastro-entérite… Ils décident alors de se rendre à Paris où Marion a toujours des attaches. Là encore, l’escapade amoureuse tourne court : entre les parents envahissants de la jeune femme, ses ex-petits copains dragueurs et la manie de Jack à prendre en photo la moindre pierre tombale, le couple ne trouve aucun répit ! Parviendront-ils à surmonter la tempête ? Ou passeront-ils maîtres dans l’art de la dispute ? Ce second long métrage de Julie Delpy est une comédie où s’enchaînent des dialogues drôles dressant avec humour le portrait d’un couple d’intellectuels déséquilibrés et celui sans complaisance de la capitale française et de ses habitants.

- mardi 26. 6, 21:00 : Andalucia :Alain Gomis, Francija, 2007, 35mm, 1.66, barvni, 90’

Yacine (Samir Guesmi), fils d’immigré maghrébin, refuse de se laisser brider par les conventions sociales et vit librement une vie pleine de dangers, auxquels il ne parvient que très difficilement à échapper. Il habite dans une caravane non loin du "périf" parisien et va de petits boulots en petits boulots. Une suite de rencontres fortuites le mèneront en Andalousie via Tolède. Alain Gomis a de nouveau réussi à créer un film audacieux qui pose la question de la dignité humaine confronté à l’humiliation sociale vécue au quotidien. Le récit est composé d’une véritable mosaïque de plans poétiques qui dépeignent sans clichés et avec beaucoup de fantaisie la société française actuelle et son histoire colonialiste passée sous silence.

- Mercredi 27. 6, 20. 00 : Ples, Balet Pariške opere (La danse, le ballet de l’Opéra de Paris) : Frederick Wiseman, Francija/ZDA, 2009, 35mm, 1.66, barvni, 158’, svp

C’est avec sa patience et son sens du détail habituels, que Wiseman s’est consacré à cette institution française de la danse, abrité par l’imposant Palais Garnier, qu’est le Ballet de l’opéra de Paris. Comme d’habiture aussi ce n’est pas seulement "l’image extérieure" de cette maison, en l’occurence le spectacle de danse donné en public, qui l’intéresse mais ce qui se passe derrière les façades : découvrir le tissu vivant qui sous-tend son existence et son fonctionnement - les longues répétitions, les relations entre chorégraphes et danseurs, leur communication avec la directrice artistique, les difficultés liées aux finances, les conflits de statut des danseurs et les réformes sociales sur la retraite, sans oublier les coulisses de la maison : les techniciens, les assistants, les comptables, les employés de cantine, les scénographes… Les images du tournage des sept spectacles de danse ont été prises dans cette double perspective : à la fois professionnelle et sociale propre à cette fameuse institution, qui apparaît telle une ville dans la ville, une forteresse en plein milieu de Paris.

"Je n’aime pas faire des recherches : or, tourner un film, c’est faire des recherches, aucun des évènements filmés n’a été scénarisé. Je ne demande jamais à personne de faire quoi que ce soit de particulier pour moi. La seule chose dont je convienne à l’avance est la détermination de l’espace ainsi que du temps de travail. Cela n’a guère était difficile pour le Ballet de l’Opéra de Paris, puisque l’emploi du temps des répétitions et des spectacles est affiché chaque semaine."
Frederick Wiseman

Quai des Orfèvres

Zazie dans le métro

La danse, le ballet de l’Opéra de Paris

Les amants du Pont-neuf

On connait la chanson

Les chansons d’amour

Changement d’adresse


CHANGEMENT D’ADRESSE - Teaser2 VF by CoteCine

Andalucia

L’esquive

P.-S.

Photo extrait du film "Paris qui dort" de René Clair

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