Institut Français Charles Nodier
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ARTICLE DU MONDE DIPLOMATIQUE SUR LA FRANCE EN SLOVENIE



14. février 2010

L’ACTION DE L’AMBASSADE DE FRANCE EN SLOVENIE DANS LES DOMAINE CULTUREL ET SCIENTIFIQUE

Depuis de longues années maintenant, la France a intégré la culture littéraire, artistique et scientifique, parmi les composantes essentielles de sa diplomatie d’influence. Le rôle joué par la langue et la culture est constitutif de notre identité et participe indéniablement de son image et de la manière dont elle est perçue à l’étranger. Il était donc normal que l’outil diplomatique se dote d’un fort réseau d’établissements culturels, de services culturels et d’établissements de recherche. Ce réseau, qui reste le premier dans le monde en terme de nombre d’implantations, est piloté par le Ministère des Affaires étrangères et européennes et a pour mission essentiel d’établir un dialogue entre les peuples et les élites et de bâtir des partenariats structurants dans de nombreux domaines, comme les échanges artistiques, scientifiques et universitaires, tout comme la défense du plurilinguisme et la diversité culturelle.

Un peu d’histoire…

En Slovénie, et avant même l’Indépendance du pays, l’action de la France dans ces domaines repose essentiellement sur l’Institut français Charles Nodier de Ljubljana.
Le 15 décembre 1966, un accord entre la France et la mairie de Ljubljana décidait de la création d’un centre culturel français dans les locaux situés à l’angle de la rue Veselova et de l’actuelle Slovenska 19. Cette décision visait à renouer avec une brillante tradition d'échanges culturels entre les deux pays, entretenue dans l'Entre-deux-guerres par « l’Institut français ». Ce dernier avait ouvert ses portes en 1921, peu de temps après la création de l'Université de Ljubljana en 1919, à l'initiative d'intellectuels slovènes francophiles qui souhaitaient rendre la langue, la culture et la littérature françaises plus familières aux Slovènes. La France envoyait son premier lecteur, Lucien Tesnière, qui contribua beaucoup à la création de l’Institut et devint son premier directeur, tandis que le célèbre poète Oton Zupancic en devenait le président.
La Seconde guerre mondiale et le remodelage politique de la Yougoslavie titiste qui suivit, interrompirent le fonctionnement de l’Institut et devaient clore pour plus de vingt le premier chapitre de son histoire.
Depuis le 12 octobre 1967, date d'ouverture officielle du centre culturel français – en tant que membre du réseau culturel mis en place dans le monde entier par le Ministère français des Affaires étrangères et européennes – jusqu'à nos jours, les temps ont bien changé. Et cette institution très appréciée des Slovènes pour avoir su, comme en témoignent aujourd’hui encore les visiteurs de l'époque, pratiquer une ouverture sur le « monde occidental », partage le même sort. L'indépendance de la Slovénie (1991) et l'installation de notre Ambassade à Ljubljana (1992) constituèrent un tournant capital dans les relations entre les deux pays et un nouveau défi pour le Centre culturel, qui devenait le vecteur d'une coopération élargie à une multitude de domaines. Ainsi, outre la co-organisation d'événements culturels, le centre se voyait-il confier des missions de coopération dans l'éducation, la recherche scientifique et la technologie (notamment avec la mise en œuvre des programmes PAI Protéus), les médias, l’audiovisuel, etc.
Peu après son Indépendance et conformément à la vision qu'elle s'était forgée de sa place et de son rôle futurs au sein de l'Europe, la Slovénie se portait candidate à l’entrée dans l'Union européenne. Ce pas décisif apporta une nouvelle dimension aux relations franco-slovènes qui se traduisit dans les faits par l'intensification des échanges d'experts dans les domaines des affaires européennes. Le Centre culturel français (Charles Nodier, depuis 1983, sur proposition du directeur de l'époque), qui avait changé de statut entre temps pour devenir un institut français en 1997, avait accompagné la Slovénie dans son processus d’adhésion à l'UE en 2004. Il organisa avec l’Académie administrative slovène un nombre important de cycles de formation destinés aux fonctionnaires des différents ressorts ministériels. Plus tard, lorsque ces derniers durent cette fois-ci se préparer à la Présidence du Conseil de l’Union européenne prévue au premier semestre 2008, L’institut mit sur pied avec l’aide du CEES-ENA des séminaires de formation destinés à la Représentation slovène à Bruxelles et aux hauts fonctionnaires de l’Etat slovène à Ljubljana. Enfin, et comme le prévoyait le Mémorandum signé en 2005 entre l'Etat slovène et l'Organisation internationale de la Francophonie, l'Institut français s'était vu confier pour trois ans l'organisation des cours de français général et de spécialité pour un peu moins de 300 fonctionnaires slovènes. Un nouveau Mémorandum est actuellement en préparation que l’Institut est prêt à accompagner de la même manière pour les trois prochaines années. Aujourd'hui encore, l'offre de cours de français, qui vise cette fois un large public aussi, et l’organisation exclusive des examens du DELF et du DALF, demeurent parmi les priorités de l'établissement.
Durant ces trois dernières années, l'Institut a accompagné, par ses activités culturelles, les présidences du Conseil de l’Union européenne exercées par la Slovénie, puis par la France durant l’année 2008.
L'institut contribua notamment à montrer l'excellence des relations de nos deux pays en coordonnant l'organisation commune de l'exposition Avènement d'une amitié. Episodes de la relation franco-slovène du 18ème siècle à nos jours, présentée en juin 2008 dans l’atrium de l’Hôtel de Ville de Ljubljana par les Archives du Ministère français des Affaires étrangères et les Archives nationales de la République de Slovénie en collaboration avec les Archives du MAE slovène. « Le Printemps franco-slovène » et son florilège de spectacles et d’événements culturels auront su, quant à eux, marqué les esprits pendant deux années consécutives (2007 et 2008). De même, la célébration du bicentenaire des Provinces illyriennes, à l'occasion de laquelle l'IFCN réalisa un cycle de conférences dans les murs du Musée national et coordonna avec le Musée de la ville les préparatifs de la magnifique exposition que ce dernier accueillit en 2009, mettait en exergue la richesse du passé historique commun aux deux pays.

Si la mission de l'IFCN s'est étendue et approfondie en termes de contenu, l’image de cette institution n'est pas en reste non plus. Après la dénationalisation de l'immobilier au milieu des années 90 en Slovénie, l'IFCN dut quitter la Slovenska et se mettre en quête d’un nouveau toit. Son installation à Breg 12 lui offrait non seulement une vue splendide sur les berges de la Ljubljanica, mais encore et surtout beaucoup plus d’espace. Son déménagement en 1998 lui permit ainsi de réunir en un même lieu tous ses secteurs : le Bureau de coopération linguistique qui était situé jusqu'alors à Presernova, son service de coopération scientifique et technologique que l'Institut Jozef Stefan avait eu l'amabilité de loger, son service pour les manifestations culturelles et sa médiathèque, tous deux situés auparavant sur la Slovenska.
Citons, parmi les derniers directeurs, Mme Christine Schell, MM. Bernard Micaud et Dominique Geslin. Depuis septembre dernier, l’Institut est dirigé par M. Jean-Jacques Victor.
L'installation de la médiathèque dans les nouveaux locaux a été également l'occasion de moderniser les services réservés à ses utilisateurs (création du site internet), ainsi que d’informatiser le prêt des livres, DVD, revues, etc. La connexion de son fonds au réseau slovène COBISS (www.cobiss.si), qui permet notamment l'accès depuis tout le territoire slovène par le truchement du service de prêt interbibliothèques, a été assurément un des acquis les plus importants de cette institution. L'objectif de l'Institut ayant en effet toujours été de permettre aux Slovènes le meilleurs accès possible aux informations liées à la France contemporaine. En ce sens, l'Institut est aujourd'hui encore une porte directement ouverte sur la France, et sa culture.
La médiathèque propose près de 13 000 documents couvrant tous les genres littéraires (roman, poésie, théâtre, BD, etc.) et toutes les époques, avec une prédilection pour la littérature contemporaine et les sciences humaines et sociales., l’Institut s’étant orienté ces dernières années vers la promotion de la pensée française au sein du débat d’ idées.
De plus, elle dispose d’un fonds important de documents destinés à l’enseignement et à l’apprentissage du français langue étrangère et d’un choix de près de deux cents ouvrages de littérature contemporaine en traduction slovène dans le cadre du Programme d’aide à la publication Valentin Vodnik, mis en œuvre par l’Institut depuis une quinzaine d’années.
De nombreux films en DVD et CD de musiques francophones et un grand nombre d’abonnements à des périodiques français extrêmement variés (politique, cinéma, musique, etc.) complètent cette offre. La médiathèque est par ailleurs un lieu vivant de la relation culturelle franco-slovène où de nombreux écrivains français ont été accueillis ainsi que leurs collègues slovènes tels Boris Pahor ou Brina Svit.
A l'heure de la numérisation qui soulève dans le milieu du livre bon nombre de questions très débattues en France (et prochainement en Slovénie dans le cadre du colloque organisé par l'IFCN au CD à l'automne 2010), la médiathèque prévoit, elle aussi, de moderniser ses techniques de prêt, tout comme d’accroitre le nombre de ses documents numériques en consultation.

La politique culturelle

Dans ce domaine, l’Institut français Charles Nodier se fixe chaque année des objectifs ambitieux. En 2007 et 2008, l’arrivée des beaux jours avaitvu l'éclosion des « Printemps franco-slovènes » et ce, dans tous nos domaines d’activité. L’année dernière, les Slovènes et les Français avaient réfléchi à leur passé commun dans le cadre des « Provinces Illyriennes » et la collaboration entre les deux pays avait été placée sous le signe de l’histoire et de la commémoration. 2010 sera un millésime tout particulier, car nous vivrons tous au rythme très littéraire de « Ljubljana, capitale mondiale du livre 2010 ».

Nous avons choisi d’axer le temps fort de la programmation sur la question des nouvelles technologies et des défis qu’elles posent au monde du livre. Dans une configuration où le numérique est en train de devenir le tout-numérique, le livre est-il en crise ? C’est la question que nous poserons à des spécialistes français et slovènes dans le cadre d’une série de rencontres réalisées avec le soutien de CULTURESFRANCE et en partenariat avec Cankarjev dom. Editeurs, bibliothécaires, critiques, universitaires et écrivains éclaireront le débat, chacun de leur point de vue. L’objectif n’est pas de mettre les uns et les autres d’accord, mais de leur rappeler que leur sort est lié et de les inviter à penser ensemble une stratégie d’avenir pour le savoir et la connaissance, que ce soit par le truchement du livre imprimé ou par celui du numérique. Ce colloque aura lieu de fin septembre à début novembre au Klub de Cankarjev dom.

Comme chaque année, dans le cadre du programme Valentin Vodnik (plan d’aide à la publication), l’Institut français Charles Nodier soutient la traduction de nombreux ouvrages français en slovène : ainsi, nous attendons entre autres la publication du roman « Ritournelle de la faim » du prix Nobel de littérature J. M.G. Le Clézio et du roman « Les Années » d’Annie Ernaux aux éditions Didakta, du « Court traité d’ontologie transitoire » d’Alain Badiou aux éditions ZRC SAZU et de « L’idole et la distance » de Jean-Luc Marion aux éditions Apokalipsa. Dans la droite ligne de cette politique, plusieurs écrivains dont les livres paraissent cette année seront invités à venir les présenter à Ljubljana : la romancière Annie Ernaux est attendue au printemps et le philosophe Jean-Luc Marion en décembre.

En outre, comme chaque année également, nous collaborerons avec les festivals littéraires locaux : Fabula, Vilenica, Dnevi Poezije in vina, Sinji krog et ce, sous la forme d’invitations d’auteurs. Nous aiderons également à la venue de l’écrivain albanais d’expression française, Ismaïl Kadare invité par le PEN slovène.

Le domaine de la bande dessinée, qui semble échapper à la crise de l’édition, sera également représenté dans notre programme par la présence de dessinateurs au colloque à Cankarjev dom. En outre, le projet d’exposition Utopia Porcina des éditions Requins Marteaux, à l’initiative de l’association Stripburger, a également retenu notre attention.

L’intérêt tout particulier porté par les Slovènes aux sciences humaines en général et à leurs figures françaises en particulier ne sera pas en reste, car un projet de colloque en partenariat avec les responsables du ZRC SAZU et plus précisément de l’Institut de philosophie, est en cours.

Quoique l’attention générale des opérateurs culturels soit concentrée cette année autour de l’événement de la capitale mondiale du livre, les autres domaines artistiques ne seront pas oubliés, bien au contraire.

Sensible aux formes modernes données à l’expression artistique, l’Institut français Charles Nodier a accordé un soin tout particulier à l’examen des projets dans le domaine des arts visuels, des arts informatiques, des performances et des installations. Ainsi, les sculptures lumineuses de Bernard Murigneux dans le cadre du festival Lighting Guerilla, les projections lumineuses sur monuments du collectif Anti.VJ invité par le MoTA, les installations multimédia du collectif Société Réaliste invité par Aksioma seront partie prenante de notre programmation. Dans le même esprit, l’Institut continuera sa collaboration avec l’association Bunker et sa directrice Nevenka Koprivsek et ce, dans le cadre de plusieurs spectacles d’artistes français (danse, performance, cirque) et notamment l’éblouissante pièce de Philippe Quesne : « La Mélancolie des Dragons ». Enfin, nous soutiendrons également le festival Modrizob, tout jeune festival de cinéma par téléphonie mobile.

L’Institut est également conscient de ce que la province recèle une riche vie culturelle, c’est pourquoi nous nous sommes penchés avec attention sur les activités des partenaires régionaux, notamment à Maribor, où semblent justement se concentrer des projets d’exploration de la modernité artistique. Nous seront présents dans différents projets : « Nadal » (projet d’émulation ludique de l’espace urbain) de l’artiste en collaboration avec l’association Kibla ; le Mladenski Kulturni Center de Maribor recevra également notre soutien pour la venue d’artistes français dans le cadre du festival international des arts informatiques (Mednarodni festival računalniških umetnosti); ainsi que le projet « Get Wet » (projet d’exposition collective créée autour de l’idée de l’eau) à la Galerie d’Art de Maribor (Umetnostna Galerija). Les projets « Nadal » et « Get Wet » seront réalisés par le collectif d’artistes marseillais Otto-Prod/La Vitrine, habitué des résidences à Maribor (la première collaboration entre les Marseillais et la Pekarna Magdalenske Mreže remonte à 2006). La collaboration entre Otto-Prod/La Vitrine et la Galerie d’Art de Maribor est une innovation qui prendra un véritable visage d’échange durant l’année 2011, lorsque la Galerie sera invitée à Marseille. Il nous paraît essentiel d’accompagner la dynamique engagée entre ces deux villes, futures capitales européennes de la culture en 2012 et 2013.

L’échange des pratiques culturelles, le partage des expériences, la transmission des savoir-faire sont autant de pratiques courantes entre les deux pays. Dans le domaine de la création théâtrale, la France poursuivra donc sa tradition de collaboration avec la Slovénie. En ce début d’année, il est encore possible de voir la pièce « Roberto Zucco » au théâtre Drama, résultat d’une résidence d’un mois à Ljubljana de la compagnie du metteur en scène Philippe Calvario, financée par CulturesFrance. Dans le cadre du festival Ex-Ponto, l’Institut français Charles Nodier aidera à la production de la pièce d’Eugène Ionesco, « Le Roi se meurt », mise en scène par Silviu Purcarete et qui sera jouée également au théâtre Drama. Notons que cette pièce sera jouée dans de nombreux pays lors d’une grande tournée européenne. Enfin, à l’invitation de Goro Osojnik, nous participerons à la venue de la Formation Avancée et Itinérante des arts de rues (FAIAR) de Marseille qui sera présente en mars à Ljubljana pour une résidence au cours de laquelle des ateliers seront développés.

Fidèle à ses partenaires, l’Institut français Charles Nodier participera également de nombreux festivals de musique : classique (Festival Tartini, Festival Maribor, Festival Spectrum), ancienne (Festival Seviqc Brežice, Festival Radovljica), jazz (Jazz Cerkno), contemporaine (Festival Slowind) et musiques du monde (Druga Godba).

Dans le domaine cinématographique, nous prolongerons naturellement notre réflexion avec Simon Popek quant aux possibilités de présentation au public slovène des meilleurs films français récents durant le festival international du film Liffe. Par ailleurs, l’Institut français Charles Nodier a été sensible à la volonté d’Igor Prassel de consacrer une rétrospective au studio Folimage de Jacques-Rémy Girerd et nous soutiendrons donc l’édition 2010 du festival du film d’animation Animateka. Une réflexion est, par ailleurs, engagée avec les responsables de la Cinémathèque pour présenter régulièrement des films français de qualité.

Notons aussi deux expositions visibles en ce moment à Ljubljana et ce, jusqu’à début mars. La première, dans la galerie du cinéma Kinodvor, est une exposition inédite en Slovénie consacrée au célèbre illustrateur français Roland Topor, encore trop peu connu en Slovénie. Cette exposition, inaugurée par le film « La Planète Sauvage », est composée de dessins originaux. La seconde est l’exposition, à Cankarjev dom, des photographes distingués par le jury de la compétition « Photographie de l’année », jury auquel a participé le photographe Antoine D’Agata de l’agence Magnum.

Enfin, nous nous félicitons de la journée franco-allemande qui a eu lieu le 22 janvier dernier au Musée d’histoire contemporaine, pendant laquelle le manuel d’histoire franco-allemand a été présenté par notre Ambassadrice, Mme Nicole Michelangeli, conjointement avec M. Matthias von Kummer, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne en Slovénie.


Notre coopération universitaire


La promotion de l’attractivité universitaire française repose essentiellement sur l’Agence CampusFrance, opérateur du Ministère des Affaires étrangères et européennes, qui vise à renforcer la promotion des établissements d’enseignements supérieurs français à l’international. Cette agence a également pour mission de mettre en œuvre les dispositions appropriées pour atteindre les objectifs définis dans la Charte de qualité pour l’accueil des boursiers du Gouvernement français.
L’attractivité de la France dans ce domaine au sein de l’Europe continentale poursuit son ascension, depuis les cinq dernières années, avec près de 54.000 étudiants accueillis (soit un quart des étudiants étrangers en France) durant l’année académique 2008/2009. Cette tendance à la hausse est cependant contrastée. En effet, depuis 2003, le nombre d’étudiants venus en France et qui sont issus de l’Europe non communautaire a progressé de 25% alors que, dans le même temps, le nombre d’étudiants venant de l’Union européenne a diminué lui de 4%.

Le processus de Bologne (adopté en juin 1999) se veut un engagement pour construire un Espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. La date butoir de septembre 2009 a été fixée par les différents pays signataires en vue de réformer leurs programmes d’études dispensés et d’adopter un système LMD Licence (+3), Master (+5) Doctorat (+8). Les 44 facultés de Slovénie regroupées au sein de 4 universités (hors université Euro-méditerranéenne, EMUNI) ont actuellement des difficultés à s’adapter à ce changement. Le système actuel permet la délivrance d’un diplôme unique, après quatre années d’études suivies de la rédaction d’un mémoire d’une année, appelée « absolvent ». Une particularité de la réforme appliquée en Slovénie est le choix par certaines facultés d’adopter un système 4+1+3 et non 3+2+3, afin de rapprocher le grade Licence (+3) du niveau du diplôme universitaire unique tel qu’il était délivré par les universités après 4 ans d’études. De ce fait, le problème de la reconnaissance et des équivalences de diplômes slovènes en France se complique un peu et, actuellement, seule une équivalence délivrée par le Centre International d’Etudes Pédagogiques (CIEP) peut être considéré comme une validation officielle.

Les disciplines principalement choisies par les 69 étudiants slovènes ERASMUS qui ont suivi une année complète d’enseignement supérieur en France ont été, pour l’année 2008/2009 :

 32% Lettres, Sciences du langage, Art
 22% Droit, Sciences politiques
 14% Langues
 14% Sciences humaines et sociales
 6% Sciences et vie de la terre et de l’univers
 6% Sciences fondamentales appliquées
 6% Economie, Gestion

Il existe différents types de bourses qui s’offrent à un étudiant désireux d’étudier en France. Le dispositif européen d’échange universitaire Erasmus est le plus populaire d’entre eux et a permis la mobilité de 182697 étudiants durant l’année académique 2007/2008, soit 14.5% de plus que l’année précédente. L’Allemagne demeurant le principal pays « exportateur » d’étudiants (26286) tandis que l’Espagne le principal « importateur » (31129). La France se classe en 2e position tant comme « exportateur » d’étudiants via Erasmus (25945) qu’en terme de pays d’accueil (23172). La mobilité des étudiants provenant des 12 nouveaux Etats membres de l’UE s’est accrue de 18%, ce qui est supérieur à la moyenne européenne. Mais cette augmentation n’est pas, hélas, visible au sein de nos échanges bilatéraux, la France n’étant pas la destination privilégiée des étudiants slovènes car elle ne se place qu’en 6e position et ce, derrière l’Italie (cf. le graphique ci-dessous). Pour l’année 2007/2008, l’Université de Ljubljana a accueilli 68 étudiants français (la majorité en facultés d’économie et de sciences sociales) l’Université de Maribor 27 étudiants et 8 stagiaires français pour un séjour d’une durée moyenne de 5 mois, l’Université de Primorska, 6 étudiants et 2 post-doctorants pour l’université de Nova Gorica.

Les Bourses du Gouvernement Français (BGF) sont à disposition des étudiants étrangers. En 2008, 1556 bourses (soit 9% de l’ensemble des bourses françaises accordées dans le monde) ont été réparties au sein des pays de l’UE. Concernant la Slovénie, tout étudiant de 1er, 2e et 3e cycle (L, M ,D) qui souhaite d’intégrer une formation universitaire, un stage ou une thèse en co-tutelle (sur une durée trois ans) en France est éligible. En 2009/2010, 26 étudiants niveau Master et Doctorat ont saisi cette opportunité et sont partis pour une durée de 1 à 4 mois en France en vue d’effectuer des études supérieures ainsi que 27 boursiers dont 5 professeurs slovènes en formation linguistique et pédagogique d’une durée d’un mois. Le nombre de boursiers slovènes bénéficiant d’une BGF a augmenté de 10% entre 2003-2008 et s’élève pour cette année à 53 étudiants et professeurs. Il est à signaler que le nombre d’étudiants slovènes boursiers ERASMUS a diminué de 15% depuis 2007 tandis que le nombre d’étudiants BGF à lui augmenté de 2% depuis 2007. La diffusion des offres de bourses (courant octobre) est principalement relayée par le site internet et l’espace CampusFrance au sein de la médiathèque de l’IFCN ainsi que par une campagne publicitaire.

La fondation publique slovène Ad Futura a également pour rôle de distribuer des bourses aux étudiants et chercheurs slovènes pour des séjours à l’étranger et aux étudiants et chercheurs étrangers pour des séjours en Slovénie. Différents appels d’offres sont publiés chaque année.

Il existe 55 accords bilatéraux entre les universités slovènes et des établissements d’enseignement supérieur français, il convient de relever en particulier les principaux partenariats universitaires franco-slovènes :

 Faculté de droit de Poitiers et Faculté de droit de Ljubljana :
Ce partenariat à débuté en 1999 et se consolide d’avantage chaque année grâce à des bourses d’études attribuées à d’excellents étudiants slovènes ainsi que par une Université d’été du droit par des professeurs de Poitiers et un colloque de droit franco-slovène chaque mois de septembre (thème 2010 : confrontation des systèmes juridiques et acculturation normative).

 Faculté des lettres et des arts de Ljubljana :
Depuis 2001, une collaboration étroite existe entre le Département de Traduction et d’Interprétation (DTI) de la Faculté des lettres et des arts de l’Université de Ljubljana et l’Institut de Traducteurs et d’Interprètes de l’Université Marc Bloch de Strasbourg (ITI-RI) pour la traduction et l'Université d'Angers pour l'interprétation. En outre, entre 25 et 30 étudiants du département de langues romanes de la Faculté de lettres et des arts partent chaque année en France soit, à la Sorbonne, à l’INALCO, à l’Université de Toulon, de Lille et de Dijon.

 Faculté d’agronomie de Maribor :
C’est au sein de cette Faculté que le premier Master International de Slovénie (en sécurité alimentaire) a été créé et cela grâce à une coopération intensive avec plus de sept organismes français tels que l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA). La première cotutelle de thèse entre la France et la Slovénie a également été enregistrée entre la Faculté d’agronomie de Maribor et l’INRA.

Nos actions dans le domaine scientifique

Parmi les pays de l’Union européenne, La France est le premier partenaire scientifique de la Slovénie (elle-même 5e partenaire de la France) notamment grâce à la vigueur du partenariat de coopération bilatérale d’aide à la mobilité des chercheurs, le Partenariat Hubert Curien (PHC) Proteus. Créé en 1995 grâce au soutien du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Science et de la Technologie (MVZT), il est l’outil principal de la coopération scientifique franco-slovène. Depuis sa création, 224 projets ont été menés à termes et ont permis de renforcer considérablement les relations scientifiques entre la France et la Slovénie. Chaque année, 17 nouveaux projets sont acceptés et financés durant deux ans par les Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et celui de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) du coté français, et par le MVZT du coté slovène. Les candidatures sont ouvertes à tous les organismes de recherches slovènes et peuvent postuler en ligne sur le site www.egide.asso.fr (date limite : le 21 mai 2010).

Le CNRS est l’acteur majeur français des coopérations scientifiques bilatérales en Slovénie de par sa forte présence au sein du programme Proteus (Institut Jozef Stefan du coté slovène) et de par la palette d’outils de coopération qu’il propose tels que les Projets internationaux de coopération scientifiques (PICS), les Laboratoires européens associés (LEA) et les Groupements de recherche européens (GDRE) qui contribuent ainsi à faciliter l’accès des chercheurs aux programmes bilatéraux ou multilatéraux.

De nouveaux partenariats scientifiques avec la Slovénie voient régulièrement le jour avec, par exemple, L’institut Jozef Stefan, l’Institut d’Oncologie de Ljubljana, les Facultés de médecine et d’agriculture de Maribor qui sont les principaux projets en cours pour 2010. Il est également prévu d’inviter des chercheurs français afin de favoriser la création de nouveaux contacts et partenariats scientifiques. De plus une conférence de vulgarisation scientifique pour un large publique sera présentée durant cette année.

La coopération franco-slovène en matière d’environnement a été soulignée de manière emblématique par plusieurs transferts d’ours slovènes dans les Pyrénées (trois en 1996-1997, cinq en 2006). Deux expositions croisées sur le thème des parcs naturels et des espaces protégés ont été réalisées en 2008. Un colloque franco-slovène sur la dépollution des sites et sols industriels pollués en Slovénie est également prévu le 21 mai 2010 au sein de la Faculté de Droit de Ljubljana

Les 14 et 15 avril 2008 à Ljubljana puis à Brdo, le Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne ont décidé de ratifier le Traité de Lisbonne, afin de renforcer la gouvernance de l'Espace européen de la recherche (EER). Cette amélioration de la gouvernance de l'EER s'intitule «processus de Ljubljana» et a officiellement été adoptée le 30 Mai 2008. Ses principes fondamentaux consistent à donner un nouvel élan à la construction de l’EER en créant un partenariat européen pour la mobilité et le développement de la carrière des chercheurs, en aidant les États membres à développer et à financer les infrastructures de recherche paneuropéennes, ainsi qu’en coordonnant la R&D européennes (seulement 15% des connaissances sont actuellement partagées).

Suite à la signature du traité de Lisbonne, le processus de Barcelone ou partenariat euro-méditerranéen s’est constitué pour articuler la politique de l'Union européenne à l'égard des pays méditerranéens. Il vise à renforcer les liens entre l'Union et les pays partenaires tout en favorisant le resserrement des liens entre les pays méditerranéens eux-mêmes. Le comité de suivi de la coopération méditerranéenne (Moco) s’est réuni à Casablanca les 16 et 17 novembre 2009 en vue de préparer la réunion ministérielle de l’enseignement supérieur et recherche (UPM) qui se tiendra les 25 et 26 avril 2010 en Slovénie. Les liens franco-slovènes en termes de coopération scientifique se renforcent davantage chaque année par la richesse de leurs coopérations bilatérales et multilatérales offrant ainsi une dimension européenne à leurs projets communs.

Pour plus d’informations :

 Système LMD
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20119/mobilite-des-etudiants.html

 Agence CampusFrance
http://www.campusfrance.org

 Programme ERASMUS
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20946/programme-erasmus.html

 Bourses Gouvernement français pour les slovènes
http://www.institutfrance.si/si/index.php

 Bourses Ad Futura
http://www.ad-futura.si/

 Inscription en ligne PHC Proteus
http://www.egide.asso.fr/jahia/Jahia/lang/en/accueil/appels/phc/appelphc/proteus

 Outils de coopération scientifique européens
(https://dri-dae.cnrs-dir.fr/spip.php?article1091)

 Espace européens de la recherche
http://ec.europa.eu/research/era/specific-era-initiatives_en.html

 Processus de Barcelone
http://europa.eu/scadplus/glossary/barcelona_process_en.htm).

 Processus de Ljubljana
http://ec.europa.eu/research/era/specific-era-initiatives_en.html

Pour une politique du français au sein du plurilinguisme

Le service linguistique chargé de la coopération dans le domaine du français est actif en matière de formation des professeurs, de francophonie et de cours de langue.

La place du français dans le système scolaire et universitaire slovène s’est trouvée confortée, par l’entrée de la Slovénie en 2004 dans l’Union européenne (en raison du statut de langue de travail du français au sein des institutions européennes) et par les recommandations de Barcelone pour l’enseignement d’une deuxième langue vivante étrangère. Ce ne sont plus, comme il y a dix ans, seulement quelques écoles fondamentales qui proposent le français, mais bien 93 écoles avec 1967 élèves. Au lycée le français représente 10,81 %, dont 9,34 % comme 2ème langue (allemand 61,53 %, italien 6,66 %, espagnol 6,06 %). Certains établissements proposent des « classes européennes », où le français est renforcé et s’invite, à l’occasion de projets pluridisciplinaires, dans d’autres cours.

L’IFCN, en collaboration étroite avec le ministère de l’Éducation et l’institut pédagogique, participe à l’organisation d’un séminaire franco-slovène. Cette action de formation continue à destination des professeurs de français en Slovénie a été initiée en 2004 et depuis rassemble tous les ans 40 participants (sur les 140 professeurs de français en activité dans le système scolaire et à l’université) pour un programme intensif de deux jours : mise à jour didactique, ateliers pédagogiques, moments de rencontres et d’échanges. Un universitaire français, invité par le poste, intervient dans ce programme. Ce rassemblement est particulièrement attendu et apprécié, et renforce chez les professeurs de français leur sentiment d’appartenance à une communauté professionnelle, qui partage le goût du français et le plaisir de l’enseigner. Dans ce même élan fédérateur s’est créée en 2006 une association des professeurs de français en Slovénie (SDUF), association qui compte à présent une cinquantaine de professeurs. Elle accompagne par ses actions la promotion de l’enseignement du français dans les établissements et propose lors de ses assemblées des éléments de formation disciplinaire et pédagogique. Cette association est affiliée à la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF).

L’IFCN encourage et soutient au sein des établissements scolaires les projets qui mettent à l’honneur le français, en cherchant à renouveler l’image de cette langue traditionnellement perçue comme élitiste. De nombreux projets mettent en avant la modernité d’une langue qui évolue et qui reflète bien des aspects de la civilisation contemporaine de notre pays. Le cinéma, la musique et la création artistique sont des vecteurs privilégiés pour rendre le français plus attractif et pour donner la mesure de sa vitalité.

Le théâtre, qui tient particulièrement à cœur aux Slovènes, est lui aussi un moyen efficace. En effet, l’institut s’associe chaque printemps aux Rencontres théâtrales de Celje, qui rassemblent l’ensemble des lycées slovènes pour des moments de théâtre amateur de qualité. S’y produit également la troupe francophone de la faculté de lettres, les Théâtreux, en donnant un aperçu du spectacle qu’elle monte et joue en Slovénie et en France lors de festivals de théâtre universitaire. L’institut soutient et accompagne ce travail de toute une année, qui rend possible cette magie des représentations.

La chanson francophone est un autre levier pour promouvoir la langue. L’institut encourage ces activités vocales, qui donnent au travail de la langue son aspect ludique. Il soutient le projet commun à deux lycées slovènes « Chantons en français », projet animé par la formation musicale Hélène Szonn. Des ateliers de chant a capella dans chaque établissement et un entraînement en cours de français précèdent la mise en commun et en musique des efforts de chacun, lycéens et musiciens, professionnels et amateurs dans la communion d’un grand concert.

Le service linguistique tient à la disposition des professeurs de français les documents réalisés par le Ministère des Affaires étrangères et européennes : CD, courts métrages, CD-Rom interactifs, autant de supports pédagogiques destinés à renouveler les pratiques d’apprentissage de la langue. Cet accompagnement pédagogique trouve dans l’école française un partenaire naturel. En effet, l’école française de Ljubljana, qui scolarise en français des enfants de 2 à 15 ans, offre, en plein centre de la ville, un lieu d’apprentissage précoce de la langue française et d’épanouissement personnel à tous ceux qui le désirent. Le projet ambitieux de l’équipe pédagogique ouvre cette école à la Slovénie, son pays d’accueil, et au dialogue entre les cultures.

Enfin, le service linguistique de l’institut propose et organise une vaste offre de cours de français. Ses professeurs diplômés et expérimentés interviennent dans différents ministères et administrations publiques, donnent également dans les locaux de l’institut des cours de français général aussi bien que des heures de conversation. L’institut est aussi le centre d’examen qui prend en charge la passation des diplômes de langue française du DELF et du DALF. En 2009, 85 candidats se sont présentés à ces examens ; parmi eux, 34 lycéens se sont présentés aux épreuves du DELF Junior. Ces examens donnent droit à un diplôme, qui atteste d’un niveau de langue en accord avec le cadre européen de référence, et qui, comme tout diplôme, est valable toute la vie.

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Réseau culturel français
Cultures France et LatitudeFrance

L’INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE RECRUTE 6 CHERCHEURS
L’Institut National de la Recherche Agronomique (Inra), organisme public français de recherche scientifique, est le premier institut de recherche agronomique en Europe. Ses recherches concernent les questions liées à l'agriculture, à l'alimentation et à la sécurité des aliments, à l'environnement et à la gestion des territoires, avec un accent tout particulier en faveur du développement durable. Les concours de Chargé de Recherche de 1ère classe (CR1) s’adressent à des chercheurs confirmés (aptitude à concevoir, présenter et conduire un projet de recherche ; capacité à prendre des responsabilités d’animation et d’encadrement dans un cadre collectif). Ces recrutements sont ouverts soit aux candidats titulaires d’un doctorat (ou équivalent) et réunissant 4 années d’exercice des métiers de la recherche, soit aux candidats justifiant de travaux équivalents. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 2 septembre 2010. Toutes les informations sont disponibles sur le site de l’Inra : www.inra.fr (rubrique « les hommes et les femmes »). Pour toute question : concours_chercheurs@paris.inra.fr

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Cours de français à l’institut – session d’automne

La nouvelle session de cours commence le 4 octobre 2010 ! Les inscriptions aux cours auront lieu au mois de septembre.
Des enseignants francophones, une réduction du prix pour les étudiants, une inscription gratuite à la médiathèque, des cours préparatoires au DELF/DALF, des cours pour les enfants, des cours de conversation - tout cela à l’Institut français.
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